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A chaque année son épisode de Professeur Layton. Pourtant, cette fois, cette énième cartouche aura un goût différent pour tous les amateurs de la série de Level 5. Le célèbre détective au chapeau va en effet tirer sa révérence et laisser la place à la jeunesse. Il faut donc s’attendre à ce que Luke, son fidèle assistant, soit mis en avant dans les prochains volets. Pour l’heure, on reprend les mêmes et on recommence, avec une recette toujours efficace. Sans révolutionner les contours de la licence, l’Héritage des Aslantes ravira petits et grands.

L’aventure débute de manière assez classique : un acolyte du Professeur Layton l’invite à se rendre à Froënborg afin de venir voir sa dernière découverte, « une momie vivante ». Surpris et intrigués, c’est en toute logique que LaytonLuke et Emmy se rendent dans la cité enneigée. Sur place, ils doivent rencontrer un certain Desmond Sycamore. Comme vous vous en doutez, le scénario gagnera en suspense et en mystère, le tout étant accompagné d’une salve d’énigmes à résoudre. Le principe reste donc le même , à savoir réussir les épreuves et profiter d’une histoire rondement menée et toujours aussi bien écrite. Une fois sur place, le Professeur en profite rappelle les différentes possibilités du gameplay. Les habitués du stylet s’y retrouveront vite.

Tu vas la poser ton énigme !

Comme dans les précédents volets, il s’agit donc de se déplacer dans les décors en veillant à rencontrer un maximum de PNJ (personnages non joueurs). Ceux-ci auront bien souvent une petite énigme pour vous, permettant de faire avancer le schmilblick. Dans les faits, l’approche est parfois maladroite mais il faut reconnaître que la difficulté est mieux dosée que par le passé. Cela n’empêche pas de rester bloqué sur certains problèmes plus corsés, mais on parvient à s’en défaire sans s’exploser la tête dans le mur (on sait jamais, des fois que ça bougerait la matière grise). Layton reste Layton et si vous adorez le concept, vous replongerez une nouvelle fois. Les autres, quant à eux, passeront à côté.

3D et Streetpass

Cette sixième cartouche des aventures du Professeur a le mérite de proposer quelques nouveautés bien senties. La première d’entre elle est l’utilisation d’une fonction Streetpass permettant de participer à des défis entre amis. Le principe est sympathique mais on s’en lasse malheureusement assez vite. En revanche, le jeu est bien plus ouvert qu’auparavant. Une fois en possession du Bostonius, la fine équipe peut voyager et s’arrêter dans la contrée de son choix, en menant les différentes enquêtes selon ses propres désirs. Si la 3D stéréoscopique n’est pas indispensable, elle apporte une certaine profondeur à des décors de toute beauté, des cinématiques magnifiques (et avec un double toujours aussi fabuleux) et même de nouvelles séquences d’action, encore plus réussies que dans les précédentes versions.
Au final, ce Professeur Layton et l’Héritage des Aslantes reste dans le même veine que ses prédécesseurs mais demeure encore plus travaillé et lustré. L’aspect moins linéaire du titre pourrait même convaincre les plus sceptiques. A noter que les musiques sont vraiment somptueuses et que le final vaut vraiment la peine d’être vécu.