Partager

inFamous est une licence mal aimée, peut-être parce qu’il s’agit d’une série s’évertuant à appliquer les recettes connues et usées du GTA-Like à la sauce superhéros « stéroïdés » ? En tout cas, Sony a pris le parti d’en sortir un en début de vie de sa PS4. Alors, system sellers ou pétard mouillé ?

Servant de Tuto, la 1ère heure de jeu est plutôt inquiétante : on s’ennuie ferme. L’arrivée à Seattle sonne le vrai début du jeu et nous rassure un peu. On sent assez rapidement le potentiel que va nous offrir ce terrain de jeu d’une taille plutôt modeste mais tout à fait acceptable.
Seattle est composé de différents quartiers chacun contrôlés par le DUP, la méchante milice anti-porteur qui est à vos trousses. On peut diviser le jeu en deux parties distinctes et indépendantes : la quête principale qui suit les aventures de Delsin et la quête annexe ayant comme objectif de nettoyer les quartiers. Composée de 6 types de missions, cette partie du jeu est trop répétitive même si elle se fait sans effort (on est bien loin, par exemple, du premier opus de Assassin’s Creed). Cependant, les joueurs les moins patients zapperont sans regret cette partie de l’aventure qui, d’un point de vue scénaristique, n’apporte rien.
La quête principale, quant à elle, se fait assez rapidement (comptez entre 6 et 8h) mais reste très plaisante. Les missions sont plus variées même si on reste à des années lumières de ce que propose le roi du Sand Box, GTA. Pour du 100%, comptez entre 15 et 20h.

inFamous Second Son a été présenté comme une vitrine technologique pour la PS4 et sur ce point, difficile de lui reprocher quoique ce soit. Le jeu est l’un des plus beaux sorti sur console next-gen que ce soit au niveau de la distance d’affichage que sur la finesse des différentes textures. On prend un plaisir indéniable à déambuler dans les différents quartiers d’un Seattle fantasmé. Le jeu est la preuve que la PS4 possède un réel potentiel technique. Alors certes, il y a quelques bugs d’affichage et des baisses de framerate lors des attaques spéciales mais rien de bien problématique devant ce que nous montre le jeu à côté. Vu ce que SuckerPunch est capable de faire, on ne peut être qu’impatient de voir ce que va arriver à faire un studio aussi talentueux que Naughty Dog.

Le contrôle du personnage est un véritable plaisir. Au début, les pouvoirs de Delsin sont plutôt modestes mais évoluent jusqu’à l’amener à un stade de semi-dieu. La possibilité de switcher entre les différents pouvoirs selon les sources d’énergie à disposition font que les combats sont nerveux à souhait. Sur ce plan, le jeu est une vraie réussite, laissant au joueur une sensation de toute puissance. De plus, l’aventure a deux visages (méchant ou gentil) permet d’aborder le jeu avec deux angles différents. Si vous souhaitez tout péter et ne pas vous poser plus de question que cela, optez pour le côté bad guy de Delsin. Au contraire, si vous préférez éviter les dommages collatéraux et tentez d’aborder le jeu d’une manière plus technique, le bon côté est pour vous. Bref, au delà des différents choix moraux, marronnier du jeu vidéo depuis des décennies, ce choix entraine une modification de la manière de jouer, un choix avec du sens en quelque sorte.

inFamous Second Son est vraiment un bon jeu. Il se classe clairement dans les exclusivités indispensables de la PS4 au côté de Killzone et Knack (HA. HA.) Avons nous affaire au jeu qui fera vendre la console ? Clairement, non. Après, vu son succès commercial, a-t-elle vraiment besoin d’un system seller ? C’est une autre question.

Aigle :
– Magnifique
– L’impression de puissance qu’offre les différents pouvoirs
– La rejouabilité (méchant ou gentil ?)
– Un gameplay solide

Pigeon :
– Des petits bugs graphiques
– Un personnage principal insupportable (peu aidé par une voix française crispante)
– Des missions répétitives qui entrainent des soucis de rythme
– Un scénar’ peu inspiré