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A l’heure où Mario Kart 8 est sur le point de débarquer, la mascotte de Nintendo prouve qu’elle est multi-casquettes et moustaches. Ainsi, en attendant de braver les lois de la gravité, rien de tel que de se farcir quelques greens sur 3DS. Mine de rien, ça fait un bon paquet de temps que le plombier ne s’est pas adonné aux joies du putt. Avec Camelot à la baguette, on pouvait s’attendre à un titre coloré, fun et plutôt complet. Et la vérité n’a pas tardé à éclater…

Camelot oblige, on retrouve l’ambiance feutrée des Everybody’s Golf à la sauce Nintendo. La différence avec les précédents opus, c’est que celui-ci s’avère entièrement connecté avec le reste du monde. C’est d’ailleurs par cet aspect que Mario Golf World Tour tire son épingle du tee car l’ensemble des modes de jeu baignent dans un classicisme flagrant. Il y a ainsi toute une série de modes en solo ou en multijoueur. Du Match Play au Stroke Play en passant par divers défis, le jeu va à l’essentiel et permet également de participer à des tournois. Mais Mario Golf ne serait rien sans sa partie « aventure » et son Club du Château. Ici, le joueur incarne son propre Mii et peut évoluer à travers une sorte de petit RPG. L’ensemble est plaisant mais on est loin, par exemple, de la richesse du Mario Tennis de la Game Boy Color, qui était fantastique à ce niveau. Et pour cause, il n’y a pas de scénario…

Do you want a cup of tee ?
Mario Golf World Tour reste fidèle aux bases de la série. Pour jouer, et ainsi enchaîner les birdies, le joueur doit s’adapter à la jauge qui va déterminer la puissance de votre swing. Ce dernier est d’ailleurs automatisé (en gros, vous ne devez arrêter la barre de la jauge qu’une seule fois, à l’inverse de deux fois en manuel) pour éviter d’envoyer la balle sur la lune. Que ce soit avec les commandes simples ou l’écran tactile, le jeu s’avère très plaisant et avec un peu d’entraînement, on peut réaliser de chouettes parcours. Le gameplay s’adapte à tout joueur et rappelle, par de nombreux aspects, l’épisode Gamecube. Une fois que l’on parvient à maîtriser son swing ainsi sont putt (très important ce dernier, comme le révèle l’un des protagonistes du château), vous pouvez passer le Coin de Toad pour vous procurer un équipement plus performant ainsi qu’une multitude d’objets visant à vous relooker. Les points d’expérience ont disparu, ce qui ne manquera pas de surprendre les puristes de la saga, mais on s’y fait vite.

Under water
Mario Golf World Tour ne prône le réalisme à aucun moment. Le design cartoon est constamment là pour nous le rappeler et les parcours ne manquent pas de pièges et autres obstacles à la Nintendo pour dynamiser les parties. En solo, le nombre d’options est considérable et vous donne ainsi toute la liberté de jouer à un golf réaliste, sans artifice. Mais le fun explose vraiment avec le jackpot, les pièces ou encore les objets qui donnent des aptitudes spéciales. Les environnements ne manqueront pas de vous surprendre également, comme le Jardin de Peach et ses couleurs pastels ou encore le Lagon Cheep-Cheep qui vous plonge en plein cœur de l’océan. Et cela fonctionne, car on enchaîne les parties sans voir le temps passer. Techniquement, le tout est fort joli et bien animé, même si on note quelques effets moins détaillés que sur consoles de salon. Cela reste quand même très propre et très agréable à l’œil.

Défiez les plus grands

La dimension online de la cartouche est un plus non négligeable. S’il est possible de jouer en local à plusieurs, on regrette que chaque joueur soit obligé de posséder son propre jeu. Dans ces conditions, il est assez naturel de vouloir se confronter aux joueurs du monde entier, sans passer par une utilisation fastidieuse du multi. Mario Golf World Tour s’avère un très bon jeu pour les amateurs de la discipline et il est très fun pour quiconque veut s’essayer à ce sport de façon détendue. La réalisation est de qualité mais juste une chose, on n’en peut plus des voix à la Mario et Sonic aux Jeux Olympiques ! Elles ont beau être en français, elles sont insupportables, aussi bien par leur intonation que par le doubleur choisi. On regrette aussi de faire le tour du mode histoire un peu trop rapidement et la politique des DLCs ne plaira pas à tout le monde . Le jeu est à peine sorti qu’il y en a déjà pas mal de disponibles et prévus. Pas cool.